LISTE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE POUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2008 A ALFORTVILLE

jeudi 15 novembre 2007

UN ARBRE À ALFORTVILLE, EN SURSIS ?

IMGP0052

Cette maison, très délabrée, située à l'angle des rues Bourdarias et du Président Kennedy, va être abattue dans les jours qui viennent: elle avait été peu à peu murée au cours des mois. Mais qu'adviendra-t-il de l'arbre qui orne le jardin ? Le PLU (Plan Local d'Urbanisme) le protège-t-il ? Pour le savoir, il faut consulter le PLU, c'est possible depuis quelques jours puisque Monsieur le Maire, forcé et contraint par la procédure obligatoire de l'enquête publique, met enfin ce document à la disposition des Alfortvillais, ce qui permet de connaître le zonage exact de cette parcelle et son réglement.

Une mise à disposition minimum, puisque c'est aux heures de bureau et au SMITAC, rue de Charenton.

Car Monsieur le Maire, malgré ses bonnes résolutions du début d'année, ne s'est toujours pas mis à l'informatique... et le PLU non plus...

mardi 13 novembre 2007


LES JOURS QUI SUIVENT LE CONSEIL MUNICIPAL
Le mot de Catherine de Rasilly

Les jours qui suivent le "vrai- faux" Conseil Municipal d'Alfortville sont riches d'enseignement, de... renseignements, devrai-je dire...

Monsieur le Maire semble considérer que les questions posées lors de ces "représentations" ne sont que de simples exercices de rhétorique.

Lorsque je me suis étonnée, au cours de différents Conseils, qu'il n'y ait aucune présentation faite aux Conseillers Municipaux des plans de l'aménagement devant la Mairie, de l'espace vert de l'Ilôt Octobre, ni des plans de la future MJC (pas plus d'ailleurs qu'en commissions de marchés publics, là même où sont attribués les marchés de ces chantiers...), j'étais une empêcheuse de tourner en rond !

Pourquoi tant de questions qui se heurtent à ce refus de réponses ? Pourquoi cette absence de transparence ?

Pourquoi ne pas avoir montré au Conseil Municipal les plans de la future MJC ?
Pourquoi les garder secrets pour des personnes ayant pour mandat d'en délibérer au nom de leurs concitoyens ?
Nous les découvrons moins de 10 jours plus tard en page 5 du BMO n° 120: "Démarrage des travaux le 10 novembre à 11 heures." Livraison prévue au mieux fin 2008 - début 2009 (tous les marchés ne sont pas encore attribués à ce jour...).

ComblanchienPourquoi ne pas avoir montré au Conseil Municipal les plans du futur square de la Mairie et ne pas avoir parlé des luxueuses pierres de Comblanchien ?
Sans doute est-il aussi gênant d'avouer que " l'emblématique "Aigle" qui sera réinstallé tel qu'il l'était initialement" (BMO n° 120, page 15) nécessite la re-construction d'un socle à l'identique pour la modique somme de 1 375 euros TTC (soit le montant d'une taxe d'habitation à Alfortville !!!), puisque Monsieur le Maire avait décidé seul, dans un premier temps, de le remiser puis, devant les protestations des Alfortvillais, a été contraint de revenir sur sa décision. Le kiosque n'a pas eu cette chance.

Gênant également, de prétendre réaliser "avant la fin de l'année, une concertation" des riverains pour l'aménagement "du square de l'école Octobre", alors même que "le bureau d'études a élaboré le projet en se basant sur la rotonde très caractéristique du groupe scolaire" (BMO n° 120, page 17) et que la majorité sortante du Conseil Municipal a adopté le projet... sans le voir lors du Conseil Municipal du 15 octobre 2007. Livraison prévue 4ème trimestre 2008. Mes interventions opiniâtres en Conseil ont au moins préservé la superficie de 3 500 mètres carrés pour cet espace vert.

Encore gênant, d'évoquer l'ancienne gendarmerie cédée en 2005 à la ville par le Conseil Général pour l'euro symbolique à la condition d'y réaliser un espace vert. "La consultation pour trouver un paysagiste qui réalisera le projet a été lancée. Celui-ci devrait être choisi pour la fin de l'année (NDLR: fin 2007)... Cette tranche de travaux devrait démarrer au cours de l'année 2008".

Pourquoi avoir attendu 2 ans pour commencer toute étude d'aménagement ?
Pourquoi avoir attendu 3 ans pour démarrer l'aménagement ?
Pourquoi aura-t-il fallu attendre 4 ans, en 2009, pour profiter de ce lieu ?

Toujours très gênant, de parler du 28 rue des Camélias, parcelle donnée par legs à la Mairie, chacun ayant en mémoire que c'est grâce à l'action d' ALFORTVILLE CONFLUENCE (voir son message du 06 décembre 2006 reprenant sa proposition du 22 août 2006) que l'idée primitive de réaliser des logements sur cette parcelle a été abandonnée. Déclaration du BMO: "La ville est propriétaire d'une maison et d'un terrain... le terrain arboré reste prometteur... Aussi , au cours de l'année 2008, le terrain va être mis à nu et parallèlement, un paysagiste sera missionné pour concevoir un espace public dont la livraison est envisagée courant 2009".

Pourquoi mettre "à nu" un terrain arboré "prometteur" ?
Pourquoi avoir attendu tant d'années pour le démarrage de cet aménagement de quartier, peu coûteux alors que des dalles de Comblanchien sont luxueusement posées devant les fenêtres de Monsieur le Maire ?
Pourquoi faudra-t-il attendre 2009 (encore 2 ans) pour profiter de ce lieu ?

Monsieur le Maire se plaint régulièrement des finances insuffisantes: Alfortville serait une ville pauvre et ouvrière !
Pourquoi alors, faire appel en permanence à des paysagistes extérieurs à la ville, qui coûtent cher aux contribuables alfortvillais ? Pourquoi ne pas profiter des réelles compétences de nos agents municipaux en charge des espaces verts ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Si je m'aventure à poser ces questions lors des prochains Conseils Municipaux, Monsieur le Maire ne daignera pas, une fois de plus, me répondre et témoignera, cette fois encore, le peu de respect qu'il a des opinions de ses administrés.
Aurait-il oublié ce que signifie le mot "DEMOCRATIE" ? Comme il ignore visiblement le sens du mot "CONCERTATION".

Et pour conclure, pourquoi, malgré cette mandature exceptionnellement allongée d'une année supplémentaire (7 ans au lieu de 6), attendre 4 mois avant le 1er tour des élections municipales pour mettre en route ou promettre tous ces chantiers en 2008, 2009, ... ? Sans parler de la piscine dont la date de début de travaux est reportée de mois en mois ?

Toutes ces promesses électorales seront-elles tenues si Monsieur le Maire est réélu ?
Info ou Intox ? Volonté réelle ou Propagande électorale ?

Catherine de Rasilly
Présidente d'ALFORTVILLE CONFLUENCE
Conseillère Municipale d'opposition, sans étiquette

PLU D'ALFORTVILLE: L'ENQUÊTE PUBLIQUE DÉMARRE MAL...

PLU_enqu_te_Hier, premier jour de l'enquête publique sur le PLU (Plan Local d'Urbanisme).

CONFLUENCE 2008 s'est donc rendu en mairie pour consulter le dossier et vérifier, dans un premier temps, si le dossier présenté était conforme à la législation. Devinez le résultat ? BINGO !

Pour ceux que cela intéresse, et bien que cela soit un peu technique, voici l'explication.

Lorsque le Conseil Municipal décide d'élaborer le PLU, la décision en est communiquée à Monsieur le Préfet. Celui-ci établit alors un dossier intitulé "porter à connaissance" qui regroupe des données émanant de services de l'Etat, les servitudes, les opérations d'intérêt général, les prescriptions et obligations à satisfaire, le tout devant obligatoirement figurer dans le PLU...

Ce "porter à connaissance" doit être tenu à la disposition du public (article L 121-2 du Code de l'Urbanisme). Vous avez deviné: il n'y en a pas trace dans le dossier soumis à l'enquête... BINGO ! Mais vous pouvez rejouer...

Après l'arrêt du projet de PLU le 12 juillet en Conseil Municipal, dans les conditions ubuesques que l'on sait, celui-ci a été communiqué pour avis à des "personnes publiques associées", à savoir des collectivités locales, des services de l'Etat, des organismes consulaires ou en charge des transports, et tous établissements ayant pour objet l'aménagement urbain sur le territoire de la Commune. Vous avez deviné: il en manque... BINGO ! Vous avez encore gagné...

En effet, Monsieur le Maire a de très gros trous de mémoire: il avoue ne pas arriver à se souvenir des grosses sommes (déclaration au Conseil Municipal du 15 octobre 2007), il ne se souvient pas avoir reçu Dominique Strauss-Kahn le 04 octobre 2006 au COSEC Léo Lagrange (déclaration au Conseil Municipal du 24 novembre 2006). Et bien, cette fois-ci, il a oublié qu'il était membre du Conseil d'Administration de l'Etablissement Public Orly-Rungis-Seine-Amont (EPORSA, ex Opération d'Intérêt National Seine-Amont) et il n'a pas consulté cet organisme...

Très embêtant pour la validité de la procédure... Mais vous pouvez encore rejouer...

Dans le dossier présenté au public, une belle chemise rouge contient les copies des courriers d'envoi du dossier adressés aux "personnes publiques associées", et même les accusés de réception. C'est gentil, mais parfaitement inutile... Ce qui est obligatoire, c'est la copie "des avis émis par des collectivités ou organismes associés ou consultés" (articles L 123-10 et R 123-19 du Code de l'Urbanisme). Vous avez deviné: aucun avis des 23 personnes publiques consultées n'est joint. BINGO ! Vous avez gagné une troisième fois...

Une remarque a donc été portée dans le registre d'enquête, et le Commissaire enquêteur, présent, en a pris connaissance. Elle indique, d'une part, une absence de mention de risques technologiques, malgré la présence proche de sites classés Seveso sur Vitry et, d'autre part, l'absence des "avis des personnes publiques associées". La validité du premier point aurait été aisément vérifiable avec le "porter à connaissance".

Voilà donc le bilan de la politique urbaine de Monsieur le Maire après ce mandat exceptionnellement allongé à 7 ans:

- une première période de plus de 5 ans pendant laquelle Monsieur le Maire a voulu éviter une concertation publique en ravaudant à plusieurs reprises son POS délirant, cause d'une urbanisation incontrôlable,

- puis une élaboration de PLU dans le plus grand secret, avec un simulacre de concertation, pendant 12 mois,

- enfin une précipitation dans les derniers mois, qualifiée "d'exploit" par le groupe des Verts, avec une enquête publique la plus cachée possible, comme en témoigne l'affichage pratiquement illisible sur quelques panneaux administratifs, ou le site Internet de la Mairie qui ne donne encore aujourd'hui aucune indication sur le contenu du PLU,

- et, dans cette précipitation, une sortie de route au premier jour de l'enquête...

Après ces menus problèmes de forme, CONFLUENCE 2008 vous livrera, dans les prochains jours, son analyse du fond du projet lors de plusieurs messages, parce qu'il y a de quoi dire...

samedi 10 novembre 2007

COCKTAILS ÉLECTORAUX À ALFORTVILLE

Plus que 120 jours avant les élections, le temps presse et Monsieur le Maire ressent un fort besoin de montrer qu'il ne serait pas resté inactif depuis le début de son mandat. Donc en avant les "inaugurations", les "visites officielles" et les "ouvertures de chantier", avec leurs inévitables cocktails.

C'est ainsi que, le 13 octobre 2007 à 11 heures, a eu lieu "l'inauguration des nouveaux locaux" pour une association rue de l'Union: ces locaux existaient depuis longtemps. Cette cérémonie a été close par un cocktail... vite bu parce qu'il faut filer au suivant...

C'est ainsi que le 13 octobre 2007 à 12 heures, Monsieur le Maire a organisé une "visite officielle" de l'école Octobre. Cela consistait à voir la peinture refaite et le revêtement de sol changé dans la salle de gymnastique, ainsi que la pose de vieux Algecos de récupération, à la peinture écaillée, en extension du réfectoire. Il est vrai qu'à Alfortville, chaque été, les Alfortvillais qui ne sont pas partis en vacances assistent dans les rues à la migration des Algecos hissés sur les toits ou déplacés de cours d'école en cours d'école ou : c'est la programmation annuelle des équipements... Cette pseudo-inauguration n'a d'ailleurs pas trompé les parents, dont seulement une douzaine étaient présents: Monsieur le Maire a donc remis son discours dans sa poche et tout le monde est passé directement au "cocktail"...

MJC2 MJC3

C'est ainsi qu'aujourd'hui a eu lieu la cérémonie d'ouverture du chantier de la MJC: cela a consisté à enlever un plastique sur un panneau et à entrer dans un terrain vague... Ce panneau était le seule réalisation concrète à admirer puisqu'aucune entreprise n'était à l'horizon, ni aucune installation de chantier posée, même pas le WC, c'est tout dire...

Puis, avant le cocktail, un discours du Maire disant que les indications chiffrées de ce panneau sont... fausses, mais que tout va bien dans notre ville: "On arrive à un bon équilibre dans les équipements de quartier sur toute la ville"... Monsieur le Maire ne doit pas vivre dans la même ville que nous, si l'on en croit les commentaires que des lecteurs d'un blog local laissent, comme celui-ci, pas plus tard qu'hier...

Voilà donc la promesse de l'ouverture de la MJC en ... octobre 2008. Prenons cette nouvelle avec circonspection en se souvenant de la déclaration de Monsieur le Maire dans le magazine Val-de-Marne Infos du jeudi 27 avril 2006 (page 7): "Les travaux débuteront au dernier trimestre 2006 et dureront environ 12 mois." Il aura donc fallu 18 mois pour réaliser ce qui était prévu en 6 mois...

Et rappelons-nous le calendrier très glissant du Pôle Culturel...

vendredi 9 novembre 2007

SDRIF: QUOI POUR ALFORTVILLE ?

sdrif026L'enquête publique pour le PLU d'Alfortville, c'est pour lundi. Mais une autre enquête est en cours actuellement: celle du SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile-de-France). C'est le document d'urbanisme qui définit l'aménagement de la région jusqu'à l'horizon 2030.

Nous ne reviendrons pas sur ses grandes données qui ont été largement exposées dans la presse. Citons seulement, parmi d'autres, la construction de 60 000 logements par an pendant 25 ans, la restriction des projets de routes et autoroutes au profit du réseau ferré et des autobus en site propre, la lutte contre la consommation d'espace urbain en densifiant le coeur d'agglomération, la promotion du fleuve et de ses affluents comme axes stratégiques.

Si vous êtes intéressé par le sujet, vous pouvez aller consulter le dossier à la mairie de Maisons-Alfort, point le plus proche. Deux éléments risquent de vous rebuter: l'épaisseur du dossier et la lisibilité des documents cartographiques. La carte de destination générale est l'échelle du 1/200 000 °, ce qui veut dire que le territoire d'Alfortville est réduit à une bande de quelques millimètres de largeur. Les cartes incluses dans les rapports sont tellement petites qu'il faut une loupe pour repérer Alfortville.

Bref de quoi démotiver le citoyen: CONFLUENCE 2008 ne s'est pourtant pas découragé et vous livre son analyse.

Les Alfortvillais sont concernés par ce schéma comme chaque habitant de la région par les orientations générales, mais quelles sont les orientations du SDRIF qui concernent plus particulièrement le territoire d'Alfortville ? Elles devront être intégrées dans le futur PLU de la commune, la compatibilité entre les deux documents étant d'ordre légal, et le SDRIF s'imposant.

En fait le territoire d'Alfortville se révèle déjà tellement urbanisé que, sur la plupart des cartes du schéma, le beige domine et aucune indication spéciale n'est portée. Les seuls éléments remarquables sont les suivants:

- la présence d'un "fuseau d'étude" pour le projet Arc-Express, alias Orbival, d'une largeur de près d'un kilomètre, ce qui le rend intraductible à l'échelle du PLU,

- la présence d'un nouveau franchissement de la Seine à la hauteur de Sanofi-Aventis, avec une voie parallèle de transport en commun en site propre,

- une "liaison verte" le long de la Seine sans qu'il soit possible de la situer sur une rive ou sur l'autre,

- une situation de la commune dans le "coeur de l'agglomération", dans un "secteur d'implantation privilégiée du logement avec construction de bureaux conditionnée à celle de logements", mais aussi "secteur dont la part dans le parc social va diminuer", et encore "secteur de renouvellement urbain",

- dans l'extrême nord de la ville, deux pastilles de "densification préferentielle" de l'habitat dans un "espace urbain à optimiser" (selon un rapport, chaque pastille représenterait 25 hectares d'urbanisation !),

- en ce qui concerne les équipements, Alfortville n'est pas considéré comme un "territoire déficitaire" pour les piscines, mais bel et bien une "zone de carence d'espaces verts" qui nécessite de "valoriser le végétal en ville",

- enfin, bien que bordée de plusieurs sites Seveso (seuils haut et bas), la partie nord est apte à recevoir une partie du "quartier d'affaires de rayonnement international à conforter" baptisé "Paris Sud-Est Confluence".

Vous avez le vertige devant tout cette logorrhée de termes urbanistiques ? Vous êtes excusable...

Peut-on faire remarquer aux brillants concepteurs du schéma que l'emprise de 50 hectares de "densification" de l'habitat plus celle du bout d'un "quartier d'affaires de rayonnement international" dans le nord de la ville, cela nous amène grosso modo jusqu'à la Mairie ????

Ce qui est certain, c'est que ces dispositions ne sont pas compatibles avec les quelques éléments actuellement connus du PLU, tel qu'ils ressortent de la brochure du PLU intitulée "la concertation continue".

Rouquet, Maire d'Alfortville, n'aurait-il donc pas pensé à rencontrer son grand ami Huchon, Président de Région, pendant l'élaboration du document ?

jeudi 8 novembre 2007

L'AIR QUE NOUS RESPIRONS À ALFORTVILLE

CONFLUENCE 2008 a publié, le 01 octobre 2007, un message de Jérôme s'inquiétant de la pollution de l'air que les Alfortvillais respirent, avec la présence sur les communes voisines de 3 incinérateurs d'ordures et d'une centrale thermo-électrique.

Sanofi_27Mais ce n'est pas tout. Le journal "le Monde", dans son édition du 06 novembre 2007, révèle que les laboratoires Sanofi-Aventis, implantés sur Vitry et Alfortville de chaque côté de la Seine, ont rejeté dans l'atmosphère, suite à une "série d'incidents chroniques" de juin à septembre 2007, des quantités importantes de nombreux solvants aux noms plus ou moins compliqués, mais dont, par exemple, le benzène, solvant classé cancerogène, mutagène et toxique.

A tel point que, malgré la complaisance que l'on doit à un gros employeur (2 400 personnes sur le site), le Conseil Général se rebiffe et le Préfet sort des contraventions, des mises en demeure et des arrêtés pour exiger la mise en conformité.

Mais ceci n'est pas tout: les rejets dans les eaux usées ne sont pas eux aussi conformes. La station de traitement de Valenton doit être régulièrement évacuée par les employés, lorsque les rejets de Sanofi dépassent les seuils autorisés de concentration de produits toxiques, "le temps que les vapeurs se dissipent". Chaque année, le site rejette 2 000 tonnes de produits toxiques en effluents liquides et 890 tonnes dans l'atmosphère, dont 18,6 tonnes de benzène...

Tout ceci est d'autant plus inquiétant qu'Alfortville est située sous les vents dominants du site de Sanofi, comme en témoigne la vue satellite ci-contre.

En face de l'action de l'administration, Sanofi-Aventis traîne les pieds, en indiquant que le respect des normes lui coûterait 30 millions d'euros. Cela écornerait de 0,43 % son résultat net d'UNE année. Ceci n'empêche pas Sanofi-Aventis de revendiquer le classement ISO 14001, garantissant une gestion environnementale exemplaire, et d'avoir rejoint l'indice "développement durable" du Dow Jones, en tant qu'entreprise modèle...

 


CONFLUENCE 2008, LISTE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE POUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2008 A ALFORTVILLE