LISTE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE POUR LES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2008 A ALFORTVILLE

jeudi 8 novembre 2007

L'AIR QUE NOUS RESPIRONS À ALFORTVILLE

CONFLUENCE 2008 a publié, le 01 octobre 2007, un message de Jérôme s'inquiétant de la pollution de l'air que les Alfortvillais respirent, avec la présence sur les communes voisines de 3 incinérateurs d'ordures et d'une centrale thermo-électrique.

Sanofi_27Mais ce n'est pas tout. Le journal "le Monde", dans son édition du 06 novembre 2007, révèle que les laboratoires Sanofi-Aventis, implantés sur Vitry et Alfortville de chaque côté de la Seine, ont rejeté dans l'atmosphère, suite à une "série d'incidents chroniques" de juin à septembre 2007, des quantités importantes de nombreux solvants aux noms plus ou moins compliqués, mais dont, par exemple, le benzène, solvant classé cancerogène, mutagène et toxique.

A tel point que, malgré la complaisance que l'on doit à un gros employeur (2 400 personnes sur le site), le Conseil Général se rebiffe et le Préfet sort des contraventions, des mises en demeure et des arrêtés pour exiger la mise en conformité.

Mais ceci n'est pas tout: les rejets dans les eaux usées ne sont pas eux aussi conformes. La station de traitement de Valenton doit être régulièrement évacuée par les employés, lorsque les rejets de Sanofi dépassent les seuils autorisés de concentration de produits toxiques, "le temps que les vapeurs se dissipent". Chaque année, le site rejette 2 000 tonnes de produits toxiques en effluents liquides et 890 tonnes dans l'atmosphère, dont 18,6 tonnes de benzène...

Tout ceci est d'autant plus inquiétant qu'Alfortville est située sous les vents dominants du site de Sanofi, comme en témoigne la vue satellite ci-contre.

En face de l'action de l'administration, Sanofi-Aventis traîne les pieds, en indiquant que le respect des normes lui coûterait 30 millions d'euros. Cela écornerait de 0,43 % son résultat net d'UNE année. Ceci n'empêche pas Sanofi-Aventis de revendiquer le classement ISO 14001, garantissant une gestion environnementale exemplaire, et d'avoir rejoint l'indice "développement durable" du Dow Jones, en tant qu'entreprise modèle...

mercredi 7 novembre 2007

MICRO-CROTTOIR À ALFORTVILLE

Dans la rubrique "création d'espaces verts" (puisque c'est ainsi que le dernier BMO bulletin de propagande électorale baptise les travaux sur la place de la Mairie), les lubies de Monsieur le Maire commencent à prendre forme. C'est ainsi que les Alfortvillais découvrent les pelleteuses en train de défoncer le pavage réalisé il y a une dizaine d'années, qui est en parfait état, afin de réaliser des merveilleux espaces verts d'une largeur d'un mètre qui sauront être accueillants pour nos amis à 4 pattes.

Camelinat_travaux Camelinat_bordure

A la vue des travaux, les interrogations fusent au bout des laisses. Le petit grillage ? Restera ? Ou restera pas, augmentant ainsi le territoire pour lever la patte ?

02_11_2006_008Rappelons que l'addition de "l'embellissement" de la place de la Mairie (trottoirs le long de la rue Paul Vaillant-Couturier, abattage des platanes quasi-centenaires, plantation de pins sylvestres, destruction du kiosque à musique, dépose de pavage, pose de pierres de Comblanchien et autres babioles) se monte déjà à plus d'un million d'euros depuis le début du mandat...

Et pendant ce temps-là, il existe d'autres espaces verts sur des kilomètres et des kilomètres: ce sont les caniveaux d' Alfortville, semblables à celui-ci. Mais Monsieur le Maire ne les voit pas de son bureau....

mardi 6 novembre 2007

PLU D'ALFORTVILLE: L'INFORMATION TRONQUÉE...

Ce qu'il y a de formidable avec ce site, c'est que, pour reprendre une expression sportive, l'équipe sortante le "colle à la culotte" et qu'elle réagit immédiatement dès qu'un message paraît... Beaucoup plus efficace qu'Allô Mairie....

Pour exemple, nous vous avions parlé de l'information qui prenait l'eau sur le panneau administratif de la Mairie: il a été promptement nettoyé et les feuilles détrempées ont été changées.

Aujourd'hui nous nous sommes donc rendus devant le panneau à l'autre bout de la place. Déplacement instructif car nous avons pu voir l'importance que l'équipe sortante attache à l'enquête publique sur le PLU. Importance tout aussi partielle que la partie visible de l'affiche rendant publique cette enquête, comme en témoigne la photographie ci-dessous.

affiche_PLU

CONFLUENCE 2008 rappelle donc que l'enquête publique démarre lundi prochain, 12 novembre 2007 (voir les horaires et lieux ici).

Un petit tour sur le site de la Mairie qui annonce quand même l'enquête depuis le 3 novembre: il aura fallu plus de 15 jours après l'arrêté pour la mise en ligne. N'attendez pas une seule ligne sur le PLU lui-même, le site en reste toujours aux présentations audiovisuelles qui ont précédé les vrais faux débats dans le cadre de la concertation préalable il y a plus de 6 mois...

Pourtant les exemples abondent sur le net de villes qui permettent à leurs administrés de prendre connaissance de leur projet de PLU en le mettant en ligne. Un exemple ici avec la ville de Bergerac qui a une enquête sensiblement aux mêmes dates qu'Alfortville. Vous y trouverez aussi quelques réponses à des questions que vous pourriez vous poser sur votre cas personnel.

vendredi 2 novembre 2007

LE COMMERCE DE PROXIMITÉ

Le commerce de proximité est bien implanté à Alfortville et constitue une richesse au niveau de la vie sociale. Et à ce seul niveau car, pour la fiscalité, les taxes professionnelles générées sont englouties dans le budget de l'AGGLO.

La dynamisation, le développement du tissu commercial sont-ils une priorité de l'équipe au pouvoir ? Non. Aucune action spécifique, aucune concertation avec les commerçants n'ont eu lieu au cours de ce mandat.

Bien pire, les rares aménagements urbains, décidés en petit comité, ont des effets dévastateurs.

C'est ainsi que les commerçants riverains du boulevard Carnot se plaignent d'une baisse de leur chiffre d'affaires de 15 à 20 %, parce que l'aménagement coûteux réalisé l'année dernière a supprimé le stationnement en double file, autrefois possible: aucune solution alternative n'a été proposée pour le stationnement rapide.

C'est ainsi que, place de la Mairie, pour la troisième fois en 6 ans des travaux sont entrepris et que le square est refait à neuf pour le prix que l'on sait. A-t-on pensé alors à réaliser un parc de stationnement souterrain ? Non. Il aurait été pourtant bien utile tant pour les clients des commerces aux alentours que pour les administrés, lors de leurs démarches en Mairie.

La seule réponse de la Mairie: la mise en place sans fin de bornes et de quilles de modèles variés qui, de plus, gênent le passage des piétons et des poussettes.

Aucun dialogue, aucune prise en compte des besoins: les commerçants alfortvillais sont logés à la même enseigne que les habitants.

jeudi 1 novembre 2007

FAUT-IL FAIRE CONFIANCE AUX ÉLUS ?

CONFLUENCE 2008 a décidé d’ouvrir le premier dossier de la rubrique "Démocratie participative", en parlant d’un sujet tabou, à savoir l’image des élus, bien souvent associée à celle de personnes corrompues.

Le constat

Nul ne peut nier que quelques élus, de tous bords politiques, se sont fait accrocher par la justice, certains se retrouvant pour un séjour à l’ombre, d’autres s’enfuyant sous des cieux plus cléments.

Ce n’est qu’une petite minorité, mais ce n’est pas la perception que les Français en ont. Le Centre d’Études de la Vie Politique Française (CEVIPOF) a publié, en octobre 2006, une enquête à ce sujet et ses résultats doivent interpeller les candidats à une élection.

Selon les conclusions de cette étude, le peuple semble certain que le système politique est corrompu et ses dirigeants « pourris ». La défiance à l’égard du personnel et des institutions politiques se traduit par un chiffre : 60 % des personnes interrogées estiment que «les élus et les dirigeants politiques sont plutôt corrompus».

Pourcentage inquiétant, et d’autant plus inquiétant qu’il est en constante progression : 38 % en 1977, 55 % en 1990 et 60 % maintenant. Tous les paramètres sont au rouge : en 1977, 30 % des sondés n’avaient pas d’opinion, ils ne sont plus que 5 % aujourd’hui. Un tiers estime qu’il y a de plus en plus de corruption. L’orientation politique des personnes n’influe pas sur les réponses, sauf pour les sympathisants des partis protestataires qui sont les plus pessimistes.

La notion de corruption ne relève cependant pas d’une stricte règle morale : l’élu qui tire profit de son mandat pour lui ou ses proches est sévèrement condamné, celui qui accorde des faveurs ou des passe-droits au citoyen est plus toléré.

Cette étude démontre la sape exercée sur la démocratie par cette défiance. La conséquence principale en est l’abstention aux élections, alors justifiée par le sentiment du "tous pourris".

Quels sont les remèdes ?

Tout d’abord, un renouvellement plus rapide des élus. La façon dont certains s’accrochent à leur poste alimente la croyance selon laquelle "la place doit être bonne".

Ensuite, l’interdiction du cumul des mandats. Les citoyens savent bien que courir, par exemple, entre l’Assemblée Nationale et une mairie, est une vie de fou. Ils ne l’expliquent que par la volonté de "s’en mettre plein les poches".

Et Alfortville ?

Alfortville présente bien des symptômes de ce mal : une équipe menée par un homme, qui brigue un nouveau mandat après 20 ans de pouvoir, qui cumule les mandats après avoir soutenu officiellement la position contraire lors des élections présidentielles, perdant ainsi toute crédibilité.

Comment s’étonner alors du taux record d’abstention ou de votes nuls aux dernières élections municipales (47,5 %), qui conduit hélas au constat suivant : 2 Alfortvillais sur 3 n’ont pas fait confiance à l’équipe parvenue au pouvoir pour 7 ans.

VOUS AVEZ LA PAROLE

Idées, suggestions, propositions, observations : alimentez le débat en laissant un commentaire.
A l'issue de cette période d'écoute, CONFLUENCE 2008 fera des propositions concrètes qu'elle inscrira dans son programme: rétablir la confiance et le respect réciproque entre les élus et les électeurs est une tâche prioritaire.

mercredi 31 octobre 2007

LA SALLE DE SPECTACLES

Le Pôle Culturel est composé de 3 équipements différents :
- la médiathèque, qui est un équipement construit et géré par l’AGGLO (Communauté d’Agglomération),
- la salle de spectacles, équipement communal,
- la salle de convivialité, qui est aussi un équipement communal.

C’est plus spécialement à la salle de spectacles que CONFLUENCE 2008 consacre le présent dossier.

QUELQUES CHIFFRES, QUELQUES FAITS POUR LANCER LE DÉBAT

Présentation de la salle

Cette salle a été inaugurée le 11 février 2007. Elle a coûté, avec la salle de convivialité, la somme de 6 170 000 euros. Elle peut accueillir 410 spectateurs (fauteuils fixes en gradins).

La scène est au niveau du premier rang : elle a des dimensions imposantes (14 mètres par 22 et 7 mètres de hauteur). Elle occupe, à elle seule, 40 % de la surface totale de la salle, sans compter les réserves à décors, ce qui indique une volonté culturelle forte, privilégiant la possibilité de la création artistique, avec l’incidence financière sur le coût de l’équipement qui en résulte.

Bien qu’Alfortville ait vu la fermeture de son dernier cinéma, le Trianon, il y a plusieurs dizaines d’années, aucune disposition n’a été prise pour assurer la diffusion de films dans cette salle. Tant pis pour les amateurs du septième art, ils n’ont pas de droit de cité à Alfortville.

Si l’adaptation à la projection de films est possible (ce qui reste à vérifier sur le plan technique), il sera nécessaire dans le futur de procéder à des travaux coûteux. Alors pourquoi rien n’a-t-il été prévu ? Toujours la même et unique raison, que l’on retrouve dans l’ensemble des réalisations municipales à Alfortville : un choix budgétaire.

L’équipe sortante a toujours préféré ne pas prévoir le long terme, dépenser dans l’inutile, voire dans le somptuaire, plutôt que de créer un équipement répondant aux besoins réels des Alfortvillais.
Ici le somptuaire se trouve dans l’importance de la scène : c’est ainsi que la plupart des spectacles n’ont besoin que de l’avant-scène, et n’utilisent qu'un petit tiers de la surface du plateau.

Fréquentation

Sujet sensible et délicat, sur lequel l’équipe municipale ne communique pas. Mais mis à part quelques spectacles qui affichent complet (Yeraz l’année dernière, Aubert cette année), beaucoup de fauteuils restent vides.

La saison actuelle 2007-2008 propose 35 spectacles (source : plaquette de la Mairie), ce qui fait bien moins d’un spectacle par semaine.

Le tarif moyen des places est de 20 euros. Par abonnement, ce tarif moyen peut être réduit à 16 euros.

Coût de fonctionnement

Le budget de fonctionnement initialement annoncé est de 450 000 euros par an, soit plus de 1 000 euros par place.
Ce budget annoncé nous paraît faible en fonction des frais d’éclairage, de chauffage, de climatisation, de maintenance et au regard de l’équipe de 14 personnes permanentes assurant l’animation et la gestion.

A ceci, il faut ajouter la présence d’un "pompier" pendant les heures d’ouverture, y compris celle de la médiathèque. Le choix d’un hall commun pour le Pôle Culturel a conduit à cette obligation concernant la sécurité. Encore un surcoût pour le seul "prestige" d‘une entrée commune avec la médiathèque… Argent gaspillé aujourd’hui et pour des générations…

Combien coûte un spectateur ?

En prenant l’hypothèse (optimiste) d’un coût de fonctionnement annuel de 450 000 euros, d’une fréquentation (optimiste) de 50 %, et de 35 spectacles par an, chaque spectateur est donc subventionné pour plus de 62 euros par le contribuable alfortvillais.

Pourtant chacun remarquera que les Alfortvillais ne bénéficient pas de tarif préférentiel, ce qui revient à les faire payer plusieurs fois le prix de la place, 1 fois au guichet et 3 fois et demie par la subvention. Et de repayer pour les spectateurs qui n’habitent pas Alfortville, qui, eux, ne payent qu’une fois.

« Equipement prestigieux », a déclaré le Président de l’AGGLO, le jour de l’inauguration officielle.
Equipement trop prestigieux, peuvent se demander les Alfortvillais ?

Voilà le résultat d’une réalisation dont le programme a encore été décidé en petit comité (Maire-Adjoint chargé de la Culture, responsables d’associations), mais sans enquête ni diagnostic des aspirations des habitants. Cela explique sans doute les questions soulevées dans ce dossier.

VOUS AVEZ LA PAROLE

Idées, suggestions, propositions : alimentez le débat en laissant un commentaire.
A l'issue de cette période d'écoute, CONFLUENCE 2008 fera des propositions concrètes qu'elle inscrira dans son programme.

Le concours des anomalies

Programmation , horaires, réservations
, fréquentation : faites-nous part des "anomalies" que vous constatez. Vous pouvez aussi nous envoyer des photographies sur notre mail: nous les publierons.
 


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