Aucune étude de stationnement sur l'ensemble de la ville n'a été entreprise. Le Maire a plusieurs fois évoqué, lors des réunions du PLU (Plan Local d'Urbanisme), une étude dans la partie nord ouest de la ville, comme si les problèmes étaient limités à cette zone. Cette enquête n'a jamais été rendue publique malgré les demandes: elle reste donc bien mystérieuse. Elle a pourtant coûté plus de 43 000 euros !
Il ressortirait, selon lui, de cette étude que le nombre de places de stationnement dans ces quartiers serait «tout à fait satisfaisant» ! Les problèmes rencontrés proviendraient uniquement du fait que les propriétaires de voitures préfèrent garer leurs véhicules dehors sur les trottoirs plutôt que d'utiliser leurs places de stationnement...
C'est donc la position officielle à laquelle il se tient (réunion de riverains du 19 mars 2007).

Une commission « circulation-stationnement » a été annoncée en fanfare dans le BMO. En quelques mois, elle s’est réunie 2 fois, sans aucun document. Sa seule activité s’est donc limitée à l’expression des doléances des personnes présentes : certains problèmes ont été notés (sans plus d’effet). Il a été clairement annoncé que les mesures envisagées dans le PLU pour les constructions neuves étaient suffisantes et qu'aucun aménagement n'était prévu dans l'avenir. Autrement dit, le stationnement n’est pas un problème pour les 10 ans à venir…
Pourtant un Maire-Adjoint avait fait le constat suivant, lors d’un Conseil Municipal en avril 2004:
LE PROBLÈME DU STATIONNEMENT A ALFORTVILLE
LA SITUATION
A Alfortville, le problème du stationnement est devenu un problème majeur, tant pour l'environnement que pour le bien être ou le sécurité de nos concitoyens.
Nous sommes dans une situation où l'anarchie s'est installée petit à petit, faute de volonté politique de prendre le problème à bras le corps, et règne désormais en maître.
Dans beaucoup de quartiers, on arrive à l'asphyxie.
Première marque de civisme, le respect des règles de circulation et de stationnement est de plus en plus bafoué. Il entraîne le non respect des civilités dans d'autres domaines.
Les places de stationnement
- De plus en plus de véhicules stationnent dans la ville.
- Le nombre de places en parking privé est très nettement insuffisant.
- Le nombre de places en parkings publics est insignifiant.
- Le nombre de places en stationnement sur la voie publique est insuffisant.
- Les places de stationnement payant ne sont pas entretenues et peu verbalisées.
- Il y a de plus en plus de véhicules utilitaires qui stationnent dans les rues. Certains commerçants et artisans d'Alfortville considèrent la rue comme une annexe à leurs activités (garages, ambulanciers, taxis, entrepreneurs en bâtiments).
Les activités tertiaires n'ont pas les places de parkings privés correspondant au nombre de salariés qui viennent travailler en voiture.
De plus en plus de voitures ventouse encombrent nos rues. De plus en plus de véhicules étrangers aux alfortvillais ou aux activités alfortvillaises sont garées à Alfortville par leurs propriétaires qui fuient Paris ou les villes voisines où le stationnement est surveillé et sanctionné.
Le manque de places de livraison engendre de nombreux bouchons.
Les modes de stationnement illicites
Stationnement sauvage sur les trottoirs, à cheval ou complètement (dégradation des plantations et candélabres, panneaux de circulation couchés, arrachement des potelets).
- Utilisation des places payantes sans paiement.
- Stationnement le long des bandes jaunes des trottoirs.
- Non respect du stationnement alternatif.
- Stationnement à l'angle des rues.
- Stationnement en double file, parfois de longue durée.
- Stationnement devant les bateaux et les sorties de parking.
Le contrôle et la verbalisation
La police nationale n'intervient quasiment plus sur les problèmes de stationnement. Nos seuls quatre agents chargés de tous les problèmes liés à l'occupation du domaine public est inopérante.
- Verbalisation infiniment trop faible, malgré une augmentation sensible entre 2001 et 2002.
- Verbalisation qui ne porte que sur certains sites de stationnement payant.
- Aucune verbalisation des véhicules sur les trottoirs, en particulier les voitures d'occasion en vente chez les garagistes.
- Verbalisation irrégulière: ex.: à la gare, amende pour celui qui dépasse le temps de stationnement payant, rien pour celui qui stationne sur la bande jaune du trottoir d'en face !
Conséquences
Difficultés de stationnement pour tous: le riverain, le consommateur, le voyageur du RER, le livreur, les services de santé (médecin, infirmière...)
Difficultés de circuler sur les trottoirs: pour les piétons, pour les handicapés, pour les poussettes et landaus, pour les rollers et trottinettes.
Difficultés de circulation des véhicules: dans les voies étroites (rue Emile Goeury), dans les voies à double sens (rue des Camélias, rue Marcelin Berthelot), dans les voies principales (rue P.V. Couturier).
Difficultés pour la propreté de la ville:
- les bennes de ramassage des déchets ne peuvent pas collecter dans certaines rues,
- les engins de nettoyage ne peuvent pas être efficaces,
- les agents de la voirie ne peuvent accéder aux surfaces couvertes par les voitures,
- les épaves se multiplient.
Difficultés pour la sécurité:
- les camions de pompiers ne peuvent accéder à certains bâtiments,
- les angles des carrefours où stationnent des véhicules sont très dangereux.
Difficultés pour les commerces:
- les clients fuient vers les grandes surfaces des villes voisines,
- les livreurs se plaignent d'avoir à faire de longs trajets ou bloquent la circulation.
Les moyens alternatifs
Les pistes cyclables sont inexistantes la ville.
Les autobus sont bondés aux heures de pointe (trajets ralentis, circulation difficile).
Constat de la simple réalité, mais malheureusement toujours d'actualité à la virgule près. Ce constat n’a fait l’objet d’aucune réflexion d'ensemble, ni d’aucun plan d’action depuis plus de 3 ans.
Car le bilan du mandat reste bien maigre:
- quelques réalisations concrètes pour le stationnement: la création d'un parking au bout de la rue de Verdun, l'agrandissement de celui du cimetière, la construction d'un parking sous le pôle culturel, mais la suppression de celui de la piscine,
- quelques mises en sens unique de rues,
- le recrutement en cours d'agents supplémentaires.
Mise à jour du 19 octobre 2007
Un chiffre intéressant: la part des ménages alfortvillais disposant au moins d'une voiture est passée de 64 % en 1995 à 61 % en 2005 (source: enquête INSEE): preuve que les difficultés de stationnement ont été dissuasives pour certains.
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Le concours des anomalies
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